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Les plantes invasives

IDENTIFIER les espèces végétales envahissantes

La Fédération en tête de réseau

Au niveau départemental, c’est la Fédération de pêche d’Eure-et-Loir qui assure le rôle de tête de réseau, en collectant les observations de terrain, qu’elle remonte ensuite au niveau régional.

Elle réalise les suivis et validations d’observations, ainsi que des arrachages.

Toute observation suspecte doit être remontée à la Fédération, afin que la présence soit confirmée ou non. Aujourd’hui, 39 espèces invasives sont recensées en région Centre.


DÉFINITION
Une plante est dite invasive lorsqu’elle se développe en dehors de son aire de répartition d’origine, on dit qu’elle est allochtone ou exotique. Elle est ainsi considérée lorsqu’elle est capable de survivre, proliférer et se disperser sans intervention humaine, et qu’elle génère de forts impacts d’ordre écologique, économique et sanitaire.

La jussie

La chasse aux espèces invasives a commencé avec la jussie en Eure-et-Loir, il y a plus de 10 ans. Aujourd’hui, il reste quelques pieds dans son bassin d’origine, la Conie, ainsi que sur le Loir. Ces petits foyers sont arrachés tous les ans. Capable de recouvrir la totalité d’un cours d’eau ou d’une mare, elle doit être traitée dès son identification. Elle se développe rapidement dès qu'il fait chaud, les moindre racines et fragments doivent être retirés, au risque sinon de générer une nouvelle plante.

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La balsamine de l’Himalaya

Originaire d’Asie, elle possède une grande faculté de dissémination. Ses gousses matures éclatent aux moindres chocs, propulsant ainsi les graines à plusieurs mètres. Son expansion est rapide et massive, et elle peut dépasser 3 m de hauteur. Présente en majorité le long de l’Eure et de l’Huisne, des campagnes d’arrachage manuel sont effectuées tous les ans avant l’été, avant que les gousses ne soient à maturité. Il faut compter 3 à 5 ans pour éliminer le stock de graines accumulé dans le sol.

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L’élodée du Canada

Présente dans beaucoup de cours d’eau euréliens, l’élodée s’y développe en petits foyers ne semblant pas poser de problèmes.

Il n’en est pas de même en plan d’eau, où cette dernière peut remplir d’immenses superficies d’eau, rendant ainsi la navigation et la pêche impossibles. Elle semble se développer par cycles, et disparaitre, quelquefois, quasi totalement d’une année sur l’autre. L’arrachage mécanique est la seule solution de limitation.

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Le myriophylle du Brésil

Espèce subaquatique, ce myriophylle devient aérien en cas d’invasion. Ses petites racines cassantes se glissent dans les moindres recoins et il est extrêmement difficile de s’en défaire en totalité. Quelques mares isolées et secteurs de l’Eure sont concernés en Eure-et-Loir.

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Le grand lagarosiphon

Issu le plus souvent de bassins d’ornement, le lagarosiphon est présent très ponctuellement dans des mares de village, qu’il peut remplir totalement en quelques années.

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L’égérie dense

Plus grosse que l’élodée, cette plante immergée n’est pas encore trop développée dans le département. De petits foyers ont été traités sur le Loir, ainsi que dans quelques mares communales.

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La renouée du Japon, toujours impuissants face à sa propagation

Cette grande plante de berge est en constante augmentation en Europe.

Transportée très souvent par des remblais, on l’observe régulièrement en bordure de route, et par les rivières, cette renouée s’installe et colonise de plus en plus de territoires. Aucun moyen de lutte n’est aujourd’hui efficace contre elle. La Fédération a mis en place des tests de bâchage pour la contenir, mais, même après plusieurs années sans lumière, il ne faut que quelques jours pour que les tiges réapparaissent. Seul l’arrachage manuel jusqu’au dernier bout de racine sur les jeunes foyers peut permettre de l’éradiquer. Pour tout autre foyer, il convient de ne pas y toucher, et ne surtout pas la broyer, ce qui accélèrerait sa propagation.

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